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Les décisions des banques centrales au centre de l’attention cette semaine



Après la finalisation de la restructuration de la dette grecque qui a ouvert la voie au déblocage d’un second plan de sauvetage d’un montant de 130 milliards d’euros, les marchés garderont un œil cette semaine sur les décisions monétaires de certaines banques centrales pour se faire une idée de la situation actuelle de l’économie du point de vue des décideurs politiques. Par ailleurs, l’EUR/USD s’est consolidé sous la barre des 1,32 après la publication des chiffres de l’emploi non-agricole aux états-Unis alors que les devises étroitement liées aux métaux peinent à progresser dans un tel climat.

La semaine dernière a été dominée par la restructuration de la dette de la Grèce mais aussi par les chiffres de l’emploi non-agricole aux états-Unis alors que les marchés ont fait les montagnes russes vendredi dernier. En effet, avant la publication du rapport de l’emploi américain du mois de février, le marché a repris des couleurs alors que l’accord du second plan d’aide à la Grèce était plus ou moins entériné et que les attentes du rapport de l’emploi américain étaient très positives. Néanmoins, étant donné que les clauses d‘action collective en Grèce ont été activées, cela a constitué un « évènement de crédit » selon l’ISDA, évènement qui a déclenché à son tour le versement des contrats CDS. Même si la validité des CDS a été confirmée, cela n’a pas suffi à l’euro pour garder la tête hors de l’eau étant donné que les marchés ont réagi aux chiffres de l’emploi américain plus positifs que prévu en achetant le dollar américain au détriment des principales devises. L’EUR/USD a fortement chuté après la publication de ces chiffres et semble désormais resté du côté de l’offre alors qu’une tendance baissière a refait son apparition sur les positions short. Le rapport américain sur l’emploi a montré que 227 000 postes avaient été créés contre un consensus de marché tablant sur 210 000 alors que le taux de chômage est resté inchangé à 8,3%.

Dernièrement, le marché a accueilli les chiffres positifs en provenance des états-Unis en faisant progresser les indices et en faisant chuter le billet vert mais les spéculations persistent sur l’annonce d’un éventuel QE3 de la part de Bernanke (des chiffres très positifs réduiraient cette possibilité). D’un point de vue des rendements, les rendements américains ont progressé depuis vendredi dernier, ouvrant la voie à un dollar plus fort.

Autre élément qui soutient le dollar est le fait que les prix du pétrole ont augmenté et que les devises qui sont étroitement liées à l’or noir (l’USD et le CAD) devraient être affectées par ces dernières hausses et ainsi moins bien performer.

Cette semaine, l’actualité sera dominée par les décisions monétaires de la BoJ, du FOMC, de la Norges Bank et de la BNS. Aucun changement n’est attendu au niveau des taux d’intérêt alors que le communiqué du FOMC sera attendu avec grande attention afin de déceler tout indice concernant un éventuel QE3. Par ailleurs, nous nous attendons à ce que la BNS prenne fortement position concernant le cours plancher de 1,20 pour un euro.

D’un point de vue technique, l’EUR/USD a accéléré son repli après la publication des chiffres de l’emploi non-agricole aux états-Unis tout en prolongeant sa chute ce lundi à un plus bas de trois semaines à 1,3079. La paire de monnaie teste désormais la moyenne mobile à 50 jours, à 1,3083 et une cassure baissière de ce niveau pourrait ouvrir la voie à une baisse supplémentaire pour tester le retracement Fibonacci 23,6% du mouvement allant du plus haut d’octobre 2011 au plus bas de janvier 2012 à 1,3007. Le support est représenté par le plus bas du 16 février à 1,2974 avant de tester le plus bas de l’année à 1,2624.


Source: RTFX